Hier j'ai rafraichi mon répertoire téléphonique, calepin rouge bien organisé, bien trop policé à mon goût. A la lettre B il y avait en tête de liste ton nom. j'ai opté pour l'effacement des numéros qui résonnent depuis tant de mois dans le vide.
J'écris aujourd'hui ceci : je ne puis effacer ton nom du répertoire et je pleure en écrivant à l'instant.
Tout ça est absurde.
Le savoir ne me console en rien.
Quand au détour d'une idée passante, ton image revient toquer à mon esprit, je m'accroche pour ne pas sombrer dans la mélancolie.
Te voir en lumière d'automne et fermer très fort les yeux pour oublier que tu n'existes plus.
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